Petite, je courais dans tes bras réconfortants,
Ton amour maternel, comme celui d’Aphrodite, était consumant.
Mais, comme Icare et le soleil, mon amour ne fut pas assez fort
Les médicaments furent ta mort.
Comme Dédale, je reconstruis à partir des cendres,
Tu ouvris la boîte de Pandore, libérant la discorde.
Comme Achille, je reconquis et je transcende,
Tel Tantale, tu trahis ton sang et le rendis difforme.
Gaïa, la terre mère,
Toi, la taire-mère.
Bâtis dans le marbre, tes défauts j’acceptais,
Bâtis dans le sang, mon amour te défendait.
Avec les mains d’Asclépios, je te guéris,
Dans les mains d’Oizys, tu finis.
À Apollon, dieu des prophéties, j’ai pris…
Mais nulle mélodie ne retentit.
Perdus même pour l’œil des dieux,
Maman, je ne ferai pas mes adieux.
Quelque part, nous regardons les mêmes étoiles,
Je te verrai peut-être au travers des toiles.
Bâti par Aphrodite, mon amour ne cessera.
Hestia apaisera, Athéna tissera et Apollon orchestrera.
Une vie paisible sera atteinte,
Nous serons réunis sous le mont Olympe.
-Fay



