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École secondaire de Mirabel

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Vivre avec des Dys
École , Estime de soi

Vivre avec des Dys

Connaissez-vous les troubles des Dys? On les a surnommés ainsi, car ils commencent tous par “Dys”. Il y a la dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, et j’en passe. Ce sont des troubles de l’apprentissage. Si j’en parle aujourd’hui, c’est que je fais partie des gens qui en sont atteints et ce n’est pas toujours facile dans la vie de tous les jours, autant à la maison qu'à l'école. Il faut toujours faire plus d’efforts que les autres et, encore là, les efforts ne changent pas toujours grand chose. Le pire, c’est quand les enseignants n’en savent strictement rien. Je veux dire, ils écrivent dans nos bulletins “manque d’études”, alors qu’on étudie des fois même plus que les autres élèves, même si on obtient des résultats inférieurs aux autres. Certains pensent même qu’on ne fait aucun effort. 

Présentement, je ne sais pas ce que mes enseignants peuvent penser de moi parce que, lorsque j’ai une mauvaise note, je n'ai pas de réaction. Je ne m’écroule plus; au nombre d’échecs que j’ai, si je pleure à chaque fois, je n'aurai plus de larmes , je serai le désert. J’aimerais tellement que cela n’affecte pas mon futur. Je vois tous mes ami(es) avec tellement de possibilités de choix de carrière, ils savent déjà où aller dans les prochaines années, alors que, moi, je ne sais même pas ce qui m’attend d’ici la fin de l’année. Vais-je redoubler ou avoir de la chance? Je ne sais même pas si je vais avoir un diplôme. J'aimerais me dire que c'est simple et que je vais réussir comme me le répètent mes amies. Sauf que c'est plus dur que ça. Même si j'essaye de me le répéter, de rentrer ça dans ma tête, ça ne fonctionne pas. J'ai toujours cette peur de l'échec que je cache au plus profond de moi et que je camoufle d’un sourire. Parfois, ça sort d’un coup et ça explose. 

Les troubles de l'apprentissage, voilà des petites bêtes féroces. Ils sont insatiables. Rien ne les arrête. Ils me grugent petit à petit. C'est sûr qu'au fond, je devrais garder la foi et avoir confiance en moi, sauf que j'ai la peur d'être un échec et de décevoir. Que tous ceux qui comptent pour moi perdent aussi ce que j'ai perdu depuis longtemps envers moi-même. Les dys que je porte, ceux qui me consument, j'aimerais qu'ils partent, juste une journée, pour imaginer le bonheur de vivre sans eux. Vivre sans me sentir inférieure pour voir ce que ça fait de tout comprendre. Il y a mes amies qui essayent de m’encourager sans cesse. Sauf que ça ne fonctionne pas. C'est dur de les voir se fâcher après avoir reçu une certaine note, alors que, pour moi, ce serait un rêve de l’atteindre. Avec le temps, je m'y suis habituée, sauf que ça reste un poids lourd à porter. Une pression qui frappe de plus en plus fort. Même si c’est dur, je persévère…….mais je n’arrive pas à réussir.

Doris

Doris *

Coucou ! Moi, c’est Doris, j’ai 14 ans et toutes mes dents. J’ai beaucoup d’humour, si j’écoute ce que me disent les autres. J’aime beaucoup trop les arts tels que le théâtre, l’improvisation, la danse, la musique et encore d’autres.  Ça ne paraît peut-être pas, mais je suis très gênée. Voilà pourquoi je suis anonyme. Une dernière chose avant que tu partes: lis-moi !!! S’il-te-plaît

Doris * - École secondaire de Mirabel