Le temps est l’une des choses les plus précieuses. Ça sonne cliché, mais plus il passe, plus je me rends compte de son importance.
Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais fait face au manque de temps. Étant enfants, nous n’avons pas besoin à nous soucier du temps, ce sont nos parents qui s’occupent de gérer notre horaire. Ils décident de l’heure à laquelle nous nous couchons, nous aident à faire nos devoirs, nous inscrivent à des activités... Bref, une vie bien remplie que nous n’avons aucunement besoin de planifier par nous-mêmes.
Aujourd’hui, au moment où j’écris ce texte, il est 21h44. Les minutes passent et je me dis qu’il serait peut-être temps que j’essaie de dormir. Prise entre les fonctions exponentielles, la relativité du mouvement, les lois des gaz, les codes de fruits et légumes, l’étude des panneaux de signalisation, je commence à manquer de sommeil, car chaque soir, je me couche toujours de plus en plus tard. Je perds donc mon énergie et vient alors le stress. Ce stress qui est là pour me rappeler que je n’aurais probablement pas assez de temps pour compléter tout ce que j’ai à faire.
J’ai un horaire extrêmement chargé et je n’ai pas vraiment de temps de relaxer. Même si j’aime ce mode de vie, car il m’empêche de me retrouver là, à « rien faire », il ne faut pas devenir fou non plus. J’ai quand même parfois besoin de prendre un moment pour respirer et m’efforcer d’oublier tout ce que j’ai à faire pour ne plus sentir le poids du stress qui pèse sur mes épaules.
Lorsque nous sommes stressés, car nous sommes constamment en train de courir, la meilleure chose à faire est de prendre une pause et de nous laisser le temps de reprendre notre souffle. Sans cela, nous allons rapidement être épuisés et nous n’allons plus être capables de suivre le rythme de notre vie qui accélère sans cesse.
J’ai constamment cette impression de manquer de temps et j’aimerais parfois qu’il puisse s’arrêter, mais nous savons tous que ça n’arrivera jamais. Même si lui ne s’essouffle jamais et qu’il n’a pas besoin de prendre de pauses, moi j’en ai besoin, et je dois parfois apprendre à le laisser avancer sans moi, sans essayer de le rattraper.
Léanne