Je me rappelle encore avoir honte de faire des push-up à genoux en cours d’éducation physique à l’école primaire. Quand je voyais quelqu’un en faire un, tout le monde lui disait que c’était un push-up de fille, qu’il ou elle était une moumoune. Quelle image pensez-vous que ce terme laisse dans le cerveau des fillettes? Qu’être une fille, c‘est être faible?
Peut-on arrêter d‘ignorer ces petits actes du quotidien qui ont assurément un impact néfaste sur l’estime de soi des femmes? Certes, il y a une part de l’individu dans le manque d’estime en soi. Cependant, il y a une part majoritaire de la société qui nous endoctrine, depuis le berceau, qu’être une fille ce n’est pas bon.
Push-up de filles, courir comme une fille, crier comme une fille, pleurer comme une fille…
Je ne sais pas vous, mais moi, je commence à voir un modèle qui se répète. Un modèle qui dévore la confiance en soi des filles lentement, mais sûrement.
Je sais bien que les garçons, en moyenne, sont biologiquement plus forts que les filles. En même temps, on n’a que 1/10 à 1/20 de la testostérone de l’homme moyen. Le problème, c’est que ces termes péjoratifs comme ceux-là n’affectent pas seulement la performance sportive des filles. Cette idée que les filles sont moins bonnes que les garçons va les suivre toute leur vie.
On apprend à ignorer ces micro insultes nous qualifiant instantanément de faible, mais seulement quelques femmes apprendront à se sentir fortes.
Bref, je sais que cet extrait ne changera pas la société. Mais j’ai l’espoir qu’il change cette pensée subconsciente qu’une femme est, par défaut, faible.
Anabelle



