L’anxiété a toujours fait partie de mon train de vie. En gros, je ne me rappelle même plus quand je ne la ressentais pas. C’est comme si nous étions de meilleures amies inséparables. Cette amie, je ne la veux pas, mais elle reste malgré mon désaccord. Cette amie super collante et désagréable. C’est elle, mon anxiété.
Être une personne anxieuse, c’est essayer de gérer son cerveau quand il prend le contrôle. Personnellement, il ne me laisse pas tranquille une seconde, je me pose 15 000 questions et je remets tout en cause. Je vais penser à longueur de journée à tout ce que j’ai dit, ce que les autres ont dit, comment j’ai agi, comment les autres ont agi, comment je vais devoir agir, comment j’aurais dû agir et ainsi de suite. Je vais analyser tous les faits et gestes ainsi que les regards.
Une vraie roue infernale, on va me dire. Mais pourquoi une telle souffrance? Pourquoi ne pas vivre une journée à la fois? Il faut tout planifier. Tout changer. Tout penser. Il est devenu si difficile pour moi de m’endormir, ça me semble une éternité parce que le petit hamster dans mon cerveau continue de tourner dans sa petite roue. Je me remémore toute ma journée en boucle. Je pense ensuite à ce que je vais devoir faire le lendemain pour finir par être épuisée mentalement et m’endormir enfin.
Pourtant, ça va être bizarre, mais je l’aime cette partie de moi parce que si elle n’était pas présente je ne serais probablement pas la même personne. Cette personne qui se soucie énormément de son entourage et qui est empathique. Cette personne qui fait attention aux détails et qui réfléchit avant d’agir.
Donc, oui j’aime et je déteste mon anxiété, mais là sans est trop.
Alors, aujourd’hui j’ai décidé que c’était fini, je ne veux plus me faire vivre cette souffrance. Les efforts seront là, ça va prendre du temps, mais je veux vivre la vie avec les qualités et les défauts qu’elle peut m’apporter. Je veux vivre, me libérer du sac de 10000 tonnes qui pèse sur mon dos, point.
Chère toi, si tu es comme moi alors fais-le! Pour profiter de la vie qu’on possède.
Élizabeth



