Tout le monde a des activités qu’il aime faire, qu’il n’aime pas ou même qu’il déteste faire. Tout le monde est différent. C’est mieux comme cela parce que tout le monde se ressemblerait. Par contre, dans nos livres, la plupart du temps, les personnages parlent de quelque chose qu’ils font qui leur fait tout oublier, que quand ils font ce qui leur fait du bien, tout s’efface, leurs problèmes, leurs inquiétudes, absolument tout. Il ne reste qu’eux et que ce qu’ils aiment.
Je me suis toujours demandé si c’était une métaphore ou si c’était vraiment leur façon de décrire ce qui se passait. Par contre, maintenant que je le ressens aussi, je comprends qu’aucun mot ne peut exprimer le sentiment qu’on a en faisant cette chose qui nous fait sentir libre.
Pour moi, c’est le basket. Chaque fois que je tiens le ballon ou que je marque un panier, je me sens libre. C’est comme si plus rien n’existait, comme si plus aucune de mes inquiétudes ne me préoccupait à ce moment-là et que tout ce qui me restait à faire, c’était de faire ce pour quoi je suis bonne et ce que j’aime. Je pourrais passer la journée à faire du basket, mais toute bonne chose a une fin, alors je profite de chaque seconde où je me sens vraiment moi-même pour une des rares fois.
Avant le basket, je ne pratiquais aucun sport pour la simple et pas nécessairement bonne raison que je me trouvais nulle dans chaque sport jusqu’à ce que ma meilleure amie me fasse avoir confiance en moi et qu’un talent naturel pour le basket sorte de nulle part . Depuis, je ne peux plus m’en passer et mon entourage n’aurait jamais cru que le sport m’intéresserait.
Eugénie



