Je vais vous parler d’une forme d’anxiété que la plupart des personnes ne connaissent pas ou ne savent pas que c’est une forme d’anxiété. Le fait d’être beaucoup trop dans sa tête. Cet effet, quand nous réfléchissons beaucoup trop, surtout dans des situations stressantes, par exemple lorsqu’une personne proche de vous, comme des amis/amies, est soudainement froide avec vous. Vous allez directement vous mettre à vous poser des milliers de questions et commencer à stresser : « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » et vouloir faire les mille pas pour essayer de comprendre la situation.
Je suis sûre qu’il y a plus de personnes qui l’ont que de personnes qui savent ce que c’est. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire : cela veut dire que vous êtes plus sensible que les autres, vous analysez tout ce qui vous entoure, vous êtes très observatrice, vous vous parlez souvent à vous-même pour avoir comme une personne présente avec vous.
Vous avez du mal à vous endormir lorsque vous êtes face à vos pensées lourdes qui ne cessent de vous tourmenter la nuit. Moi, par exemple, cela affecte ma façon de m’exprimer. Par exemple, je veux raconter un événement qui s’est produit durant la journée à mes parents ou même à mes amies, puis d’un coup ils se perdent dans mon histoire, parce que je vais ramener des détails importants et que pour moi, sans ces détails, mon histoire ne fait aucun sens, alors que les personnes qui m’écoutent veulent juste savoir ce qui s’est réellement passé, aller droit au but.
Chaque fois, je dois répéter, ou je me mets en colère pour rien, parce que les gens ne comprennent jamais ce que je dis ou interprètent mal ce que je veux dire, alors que c’est moi qui rajoute des détails pour rien. Ce qui se passe dans ma tête : plein d’idées, de choses, de questions, de détails, d’événements ou encore des trucs qui se sont produits les semaines d’avant et qui bougent dans ma tête. Tout se mêle et donc je peux me perdre dans ce que je dis, ou je peux me tromper de moments ou d’événements, ce qui m’agace, car après je sais que ce que j’ai dit n’avait aucun sens et donc je dois recommencer mon histoire.
Je suis une personne qui parle beaucoup, qui s’exprime la plupart du temps mal à cause de cette « anxiété ». Dans des moments de stress comme les examens ou les présentations orales, cela n’est pas toujours facile, car durant l’examen je me dis que je n’ai pas assez révisé (j’ai révisé au moins une semaine d’avance) ou encore je ne me fais pas confiance. Parfois mes examens vont bien, mais la plupart du temps plein de choses me traversent l’esprit et donc j’oublie des termes, des formules, etc.
Aussi, un truc qui m’arrive absolument tout le temps, ce qui fâche mes parents, c’est l’oubli. Je ne peux pas vraiment donner la vraie explication, mais ce que je sais, c’est que lorsqu’on me demande de faire plusieurs trucs en même temps, des tâches ou même des devoirs, mon cerveau n’arrive pas à tout penser d’un coup. Donc, par exemple, mes parents me demandent de faire quatre tâches, et si ma mère me dit tout ça en même temps, je vais faire la dernière tâche qu’elle m’a listée, et après je vais voir autre chose, être distraite, et oublier de faire les autres tâches que ma mère m’a demandées de faire. Ou il y a l’option où je pense à tellement d’affaires que je me mets à parler seule et j’oublie le reste de mes tâches. Je suis une personne qui peut facilement se faire distraire par n’importe quoi et s’empêcher de faire les trucs importants.
Cette « anxiété » est un problème dans mes productions d’écriture en français. Vous voyez, j’adore écrire, rajouter des détails, mais j’en mets beaucoup trop. Je peux facilement dépasser les 800 mots sur 350 mots, mais cela est un gros problème. Sur 3 cours de 75 minutes chacun, je n’ai presque jamais le temps de me corriger tellement j’allonge mon brouillon, et donc je suis pas mal toujours obligée d’arrêter mon brouillon, de commencer mon propre, et d’improviser le reste de mon propre.
Vous vous en doutez, la plupart des textes que j’écris dans La deMOIs’aile sont toujours aussi longs… Celui-là est pas mal long à cause des détails. Même au moment où j’écris, je pense à plein d’affaires, des détails inutiles. Je pense trop. Je suis trop dans ma tête.
J’espère que je vous en aurai appris plus sur une autre forme d’anxiété. Je crois que je vais m’arrêter là, malgré toutes ces pensées et ces détails qui m’obsèdent l’esprit.
Prenez soin de vous. ❤️
Aurélie



