L’autisme n’est pas une maladie et ce n’est pas “être bizarre”. Moi, je vois ça comme être unique à sa façon, avec un petit truc en plus. On oublie souvent que l’autisme est trop jugé par les enfants, et ce qui m’attriste le plus, c’est que les adultes le font aussi.
En ce qui me concerne, j’ai trois petits frères neuroatypiques et ils sont tous les trois différents et uniques, comme tous les autres enfants de l’école. Ils sont intelligents, serviables et adorables.
Donc non, je ne comprends pas que certaines personnes leur manquent de respect en leur disant qu’elles vont les guérir et ignorent leurs difficultés. L’autisme ne définit personne, car on est tous différents à notre manière : qu’on soit colérique, sensible, gentil ou encore bienveillant, c’est ça qui nous définit et pas autre chose.
Alors pourquoi certaines personnes ne le voient-elles pas ?
Et pourquoi ne le comprennent-elles pas ?
Peut-être que le vrai problème n’est pas l’autisme, mais le regard que la société porte sur la différence. Apprendre à comprendre plutôt qu’à juger, à écouter plutôt qu’à critiquer et permettre à chacun de trouver sa place. Le respect et la bienveillance devraient toujours passer avant les préjugés.
Les personnes autistes n’ont pas besoin d’être corrigées ou guéries. Elles ont besoin de respect, d’écoute et de patience. En apprenant à accepter les neuroatypiques, on apprend surtout à reconnaître et à respecter la diversité des humains, chacun ayant sa propre manière de penser, de ressentir et de vivre.
Accepter une personne telle qu’elle est, avec ses forces et ses difficultés, contribue à rendre la société plus juste et plus inclusive. C’est cette ouverture d’esprit et cette humanité que chacun devrait chercher à développer.
Juliette



