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Mon refuge

Aglaë Chalifoux

Écrit par : Aglaë Chalifoux

École : École secondaire Augustin-Norbert-Morin

Année scolaire : 2025-2026

Publié le : 17 février 2026

Le cœur battant, je m’avance vers le départ. C’est un des rares moments où je contrôle tout

ou presque. Ma respiration, ma concentration, mes muscles qui se contractent, malgré le

froid glacial qui transperce ma combinaison de course. Un des rares moments où mon

cerveau fait une pause. Pour plusieurs, cette situation serait un cauchemar mais, pour moi,

c’est une vraie drogue. Dans la cabane de départ, plus rien n’est important, les prochains

examens, les devoirs à remettre et toutes mes obligations disparaissent pour laisser place

au ski. 

C’est difficile à expliquer, mais dès que je pousse la tige du chrono, tout accélère,

mais ralenti à la fois. Du premier virage au dernier, une bulle se forme autour de moi. On

pourrait me crier dessus et je n’entends rien. C’est le seul stress que j’apprécie et qui me fait

sentir vivante et qui ne me donne pas envie de me cacher dans mon lit. Du moment où

j’enfile mes bottes nettement trop serrées, le centre du monde devient mes skis et moi. Ces

quelques secondes de pure adrénaline sont les plus importantes et les plus agréables.

Malgré que le ski alpin peut être dur mentalement, c’est moi qui ai décidé de vivre ces défis,

ce qui me donne pour un court laps de temps une impression de contrôle. On a longtemps

voulu me faire croire que le ski était une distraction, un boulet dans ma vie, mais il m’a

construit et changée de la meilleure des façons. Il m’a sauvée dans les moments difficiles et

m’a aussi fait tomber au plus bas. Il m’aura mise à l’épreuve et m’aura appris de bonnes

leçons, qui m’ont fait mal sur le moment, mais dont je suis très reconnaissante aujourd’hui.

J’ai appris la valeur de l’argent, le dur labeur, la persévérance et la plus grande, la résilience.

Je ne serais jamais assez reconnaissante pour le dévouement de mes proches dans mon

sport et pour toutes les belles rencontres que j’y ai faites. Le ski alpin étant tout de même un

sport individuel, on peut se sentir seul et parfois incompris, mais j’ai avec le temps appris

une chose primordiale, la seule personne qui sera toujours présente pour moi, qui me

relèvera dans les moments compliqués et qui sera ma plus grande supportrice, c’est moi! 

Alors, peu importe les défis que tu rencontres ou peu importe ce que les gens disent sur tes rêves, une chose est sûre, tant que tu crois en toi et que tu t’écoutes, tout est réalisable.

Aglaë

 

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