Quand on traverse une passe difficile, on va se réfugier dans un monde qui n’est pas le nôtre ou même simplement parce que le nôtre n’est pas comme on le voudrait. J’ai aussi vécu dans ce monde imaginaire que je changeais comme je voulais. C’est bien de rêver, mais s’y réfugier complètement et passer à côté de notre vie, est-ce vraiment mieux?
Moi, personnellement, je suis une grande romantique, donc la plupart du temps, je m’imagine une rencontre avec un gars mystérieux, mais qui est tout à fait mon genre. Que ce soit un “enemy to lover” ou un “stranger to lover”, j’imagine n’importe quoi qui me fait rêver. Je pense même parfois au corps que je voudrais avoir et que je n’ai pas. Je me cachais donc derrière mon imagination qui montrait ce que je voulais voir. Cela ne faisait que me détruire le moral, car ça me montrait ce que je n’avais pas.
On rêve souvent de choses inaccessibles, car on sait que nous les aurons difficilement.
J’essaye de le faire de moins en moins souvent ces temps-ci, mais ce n’est pas si facile. Je dirais même que ça devient une obsession qui peut être comparée à une addiction.
Eugénie



