Il y a plusieurs sortes d’adolescents. Souvent ils sont en catégories. Il y a ceux qui ont de bons parents, qui restent dans le droit chemin et pour qui grandir est relativement facile. L’autre catégorie, elle, c’est les abandonnés. Les jeunes qui ont été laissés seuls à la vie sans encadrement, ceux dont les parents ne sont pas présents ou pas idéals. Du jour au lendemain, ces enfants grandissants ont dû se débrouiller seuls et battre de leur propre ailes. Lorsqu’on marche dans les corridors à l’école, on ne peut deviner l’histoire de tout le monde, mais tout le monde en a une. Pleins de gens se côtoient sans cesse à l’école mais ça ne veut pas dire qu’ils se connaissent vraiment. Certains silences sont remplis de messages de détresse. Ils partent déjà avec une longueur de retard. Ceux qui sont bien encadrés en dernière année vont aller faire des études supérieures, avoir les notes et la force mentale pour. Les abandonnés eux, vont devoir faire avec ce qu’ils ont, sans savoir leur prochaine journée va ressembler à quoi. Leurs études vont être payées à leur frais, vont se trouver un emploi et un endroit où loger, mais rien ne va garantir s’ils vont vous parler le ventre plein. Les jeunes adultes dans le système jeunesse du gouvernement peuvent être délaissés. Ils sont plus matures, donc plus autonomes. Mais la réalité, c’est que chaque enfant aurait besoin d’au moins un bon parent sur deux pour bien grandir. Un parent qui montre de l’amour et l’exemple.
Juste ça, peut changer la formule au complet d’une adolescence et la structure de vie à un jeune adulte. C’est pourquoi, pour éviter les abandonnés, chaque enfant devrait être aimé de la bonne manière.
Camille



