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École secondaire Augustin-Norbert Morin

Projet de mémoire d’une étudiante de maîtrise en psychoéducation de l’UQO
Pour le meilleur et pour le pire
Amitié , Valeurs

Pour le meilleur et pour le pire

Je savais qu’un jour, j’allais rencontrer des personnes auxquelles je me lierais d’amitié. Je savais que mon secondaire serait accompagné de quelques amies de classe, mais dans ma tête, je croyais simplement avoir à passer à travers ces années sans nécessairement rencontrer des gens si compatibles à ma personnalité.

Je pensais rencontrer des filles, avec lesquelles j’aurais fêté, vécu mes premières expériences d’adolescentes, sans nécessairement plus... Sincèrement, jamais l’idée de penser que de si belles rencontres auraient pu se présenter à moi ne m’était venue à l’esprit. Jamais, je n’aurais imaginé l’ampleur que celles-ci auraient pu prendre dans ma vie. Quand je parle de celles-ci, je parle du quatuor en or dont  j’ai la chance d’avoir à mes côtés.

Nous nous sommes rencontrées dans des circonstances parfaites, si l’on peut l’expliquer de cette manière, du point de vue que rien de notre environnement, à ce moment de notre vie, n’aurait pu affecter notre amitié. C’est à travers bien des épreuves que nos liens se sont renforcés tels que le deuil, la maladie, bien des chicanes, la tension dans chacune de nos familles et j’en passe…

On s’est toujours tout dit, on vivait ensemble les épisodes d’émotions que chacune surmontait. C’est tellement spécial comme lien, aucun mot n’aurait assez d’ampleur pour expliquer la force de mon amitié avec ces filles. Je dirais que, sans avoir rien demandé, on m’a donné la plus belle chose au monde, et c’est cette complicité. Une amitié typique d’un film américain, comprenant 5 filles complètement différentes.

 

On passe à peu près par 127 émotions par jour, mais on reste quand même accrochées. On part souvent sur du potinage de filles à journée longue, on « start » sur des idées folles, sur des rêves qui ne seront peut-être jamais accomplis, mais au moins on rêve, ensemble, jusqu’aux petites heures à se répéter des «  imagine si »… les 5 ensembles.

 

J’ai vécu les plus beaux moments de ma vie en compagnie de ces filles. Plus les années passent, et les moments s’accumulent. Je me souviens de certains souvenirs si banals, mais tellement significatifs, comme notre dernier Noël ensemble, j’ai encore le « flash » de nous 5 empilées sur le lit au chalet, à se raconter anecdote, après anecdote.

 

C’est avec le temps, que j’ai réalisé que j’avais maintenant acquis à ma vie 4 sœurs de cœurs, 4 autres femmes auxquelles je considère à ce jour comme 2e mère et 4 autres familles auxquelles je tiens énormément. Je pense à tout le bien qu’elles ont apporté non seulement à moi, mais à ma famille aussi. Veux, veux pas, on se voit tous les jours, c’est pourquoi mes amies influencent énormément mes décisions et mes relations. Elles ont été là pour soutenir ma famille dans les moments les plus difficiles, mais elles ont aussi été là lorsqu’il fut temps de bon passage dans ma vie.

 

Elles font partie de ma famille, mes parents aussi les aiment. Chaque soir, au souper on prend des nouvelles de toute la tournée, c’est habituel. Je vais toujours me rappeler qu’avec elles, rien n’a de barrière. Partir sur le « Fly »,  n’a jamais été un problème pour nous : « Sky is the limits » qu’on disait. J’me rappelle la fois où l’on a eu l’idée d’aller faire le tour des friperies à Laval, un aller-retour en auto, à écouter nos chansons préférées, rire en se racontant des histoires, à potiner encore, à courir dans le village des valeurs, pour arriver le plus vite possible à « spotter » des beaux morceaux, à s’obstiner pour tel morceau de linge, mais au final, à quoi ça servait ? On savait très bien que nos 5 garde-robes n’allaient former  qu’un!!

 

Ah, je suis nostalgique en écrivant tout ça, je réalise encore plus l’ampleur de votre importance à mes yeux. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous, je vous aime d’amour mes belles amies…

Marianne 

 

Laurence, Maia, Jade, Mathilde

 

Marianne Gagnon

Je m’appelle Marianne Gagnon, j’ai 16 ans et je suis en 4e secondaire. Si quelqu’un m’avait demandé un jour : si j’étais pour devenir blogueuse, les chances auraient probablement été nulles, mais plus le temps avance, plus l’écriture m’aide à me vider la tête de ce monde de folie, auquel on assiste chaque jour. Avec la famille, les amies, l’école, le travail souvent, j’ai les idées qui débordent et je sens le besoin de me vider l’esprit. Je suis le genre de personne très simple, qui aime vivre, s’instruire et qui est toujours en quête de nouveauté.

Marianne Gagnon - École secondaire Augustin-Norbert Morin