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La deMOIs'aile

École secondaire Augustin-Norbert Morin

Projet de mémoire d’une étudiante de maîtrise en psychoéducation de l’UQO
Acheter, mais pourquoi?
Assumée

Acheter, mais pourquoi?

Avec le temps des fêtes qui approche, je me suis, comme beaucoup d'autres, remise en question. Tout d'abord, cette grande période de surconsommation m'a fait réaliser à quel point j'aime Acheter. J'aime acquérir, consommer de la nouveauté. Ça m'apporte réellement un petit moment de joie qui me donne envie de recommencer, d'acheter encore et encore.

Le problème, c'est que j'en ai pas réellement besoin, c'est en très grande partie superficielle. Pourtant, je ne suis pas la seule, plusieurs aiment se sentir bien habillés, se trouver beaux, avoir de nouveaux jouets, appareils électroniques, équipements de sport et bien d'autres.

Je trouve difficile de départager une dépense essentielle d'une dépense inutile. Est-ce que des skis à 1000$ procurent 10 fois plus de plaisir que des skis à 100$? Le plaisir ne viens-t-il pas plutôt des personnes avec qui on ski, de la température, des conditions ou de ce qu'on a réussi à accomplir?

 

J'en viens au point dont je voulais parler : l'argent, c'est quelque chose de fictif. Je m'explique : avec un billet de 20$, tu ne peux pas survivre. Tu ne peux pas le manger ou habiter dedans, c'est seulement un moyen d'échange que notre société a créé pour être capable de vivre en communauté. C'est l'argent qui nous relit les uns aux autres à l'échelle mondiale et sans elle, ce serait un peu chaotique.

 

Les humains donnent une valeur aux objets et aux métiers de façon non proportionnelle. Par exemple, je sais que c'est cliché, mais un joueur de hockey peut gagner des millions par année pour divertir une foule tandis qu'un professeur ou un infirmier qui ont le pouvoir de transformer des vies sont payés 60 000$ par année.

 

J'ai parlé d'un billet de 20$, hé bien, ils sont de plus en plus rares, maintenant tout est informatisé, notre argent va directement dans un compte ou seulement un chiffre est affiché, puis on le dépense sans jamais ne l'avoir vraiment possédé.

 

Je trouve ça épeurant de penser de cette façon, mais c'est la réalité dans laquelle nous vivons. Je peux passer une journée à travailler et avec ma paye, je vais m'acheter un chandail même si j'en ai des dizaines qui m'attendent chez moi.

 

Quand j'y pense, je me dis que j'aurais pu passer 6 hrs avec mes amis au lieu de travailler 6 hrs, puis de dépenser ma paye pour quelque chose qui me procure qu'un petit instant de bonheur. Ça me fait de la peine de me voir participer et d’encourager ce système que je trouve un peu stupide et qui manque d'équitabilité. Malheureusement, je ne suis pas capable de me dire que je vais acheter uniquement le nécessaire, car j'aime avoir de nouveaux vêtements ou d’aller au restaurant. Bref, cette année, je vais tranquillement réduire mes achats et essayer d’être moins attirée par les marques, d’être moins matérialiste.

Mathilde

Mathilde Vachon

Salut moi, c’est Mathilde, j’ai 15 ans presque 16 et je suis en 4e secondaire. Je trouve difficile de me décrire parce que je me rends compte que je n’ai pas vraiment de passion. J’aime quand même plein de choses comme le ski et surtout, voyager pour découvrir de nouveaux endroits, apprendre et rencontrer de nouvelles personnes. Je suis quelqu’un qui essaye toujours d’être positive et portée vers les autres. J’ai tellement de choses à dire et je trouve que l’écriture est le moyen parfait pour le faire!

Mathilde Vachon - École secondaire Augustin-Norbert Morin