Dans les pénombres de minuit, une ombre s’installe sans bruit
Le vent soufflant tremblant, où irai-je si demain je prends mon temps ?
L’océan perdant entre le chant des baleines, parcourant chaque instant du présent
Et si jamais je m’y prends, est-ce qu’un jour je pourrai dire au suivant ?
Les survivants sont souvent ceux pensant trop grand
Dans ce monde- là, où chaque instant est important, se cache une histoire trop grande pour le moment
Est-ce qu’un jour je pourrai être celle qui, pour autant, ne pense qu’au temps auquel elle veut vivre ce moment présent et même là où le jugement n’est pas constant ?
Et si j’y crois fort, peut-être pourrai-je traverser un fleuve sans tort ou même encore sans effort ?
Une vie pleine de cris et de désespoir, pourquoi s’acharner autant si personne n’y croit fort ?
Un effort tant donné sans retour, pourrai-je enfin y croire ?
Si jamais les efforts donnés ne sont jamais assez grands, pourrai-je enfin devenir celle que j’ai choisie, sans être celle qui pourrit sur une ile perdue d’un océan si grand que je ne pourrais y voir autant ?
Pourrai-je en savoir autant sur comment la vie peut être si grande?



