Depuis toujours, j’adore le sport, j’aime le travail d’équipe, l’amusement et être fière de moi. J’ai commencé à 4 ans, une petite fille qui aimait son sport. J’ai eu beaucoup d’entraineurs, mais, le pire que j’ai eu, c’est quand j’ai eu 10 ans et que je commençais ma première année moustique, celle que tout le monde croyait être ma meilleure. Deux semaines après mon entrée dans l’équipe, après aucune pratique et seulement quelques parties, mon équipe jouait contre une autre équipe de notre région. Une très bonne équipe. Je joue une année sur deux dans une équipe de plus forts puisque je suis une plus vieille de mon année. Je m’en rappelle comme si ça s’était passé hier. On ne m’avait appris aucun règlement et on ne m’avait donné aucune information. Rien. Je venais de me rendre jusqu’au premier but, le prochain joueur s’annonçait au marbre avec son bâton. Mon coéquipier frappa la balle, j’ai alors couru jusqu’au deuxième but.
- Reviens au but, reviens au but !
J’ai fait une faute. L’un des entraineurs s’est mis à m’insulter et à m’envoyer promener. J’avais dix ans et je voulais seulement jouer. J’ai marché jusqu’à dans la cabine, la tête baissée et les yeux remplis d’eau, on entendait seulement l’entraineur dire tout bas : «Osti de pas bonne.» Durant toute cette saison de baseball, je me suis fait traiter comme un chien. J’arrivais chez moi et je pleurais, mais je ne parlais pas je me faisais discrète. C’est récemment que mes parents l’ont appris, c’est une autre de mes entraineuses qui l’a dit à une amie de ma mère. Je suis arrivée chez moi, ma mère m’a pris dans ses bras et s’est mise à pleurer, elle m’a expliqué ce que je savais déjà, ce qui m’était arrivé. Je pense que je n’ai jamais autant pleuré.
« Derrière chaque phrase jetée sans conscience, il y a une personne qui saigne en silence. »
« Ce texte n’est pas une opinion, c’est le cri rigoureux de ce que j’ai enduré. »
- Audrey Tremblay



