Dans une vie, nous faisons face à différents dilemmes qui nous poussent parfois à réfléchir plusieurs jours. C’est pour ces raisons que j’ai décidé de vous faire part d’un dilemme que j’ai depuis quelques semaines. Tout a commencé la première semaine suivant le retour de la semaine de relâche lorsqu’un professeur est venu nous présenter le prochain voyage de la relâche 2027.
Il faut savoir qu’en 2026, j’avais été pigée pour participer au voyage scolaire au Costa Rica prévu pour la semaine de relâche. Bien que enthousiaste au départ, j’ai finalement décliné l’offre par angoisse. L’idée de partir sans mes parents et sans mon amie (qui n’avait pas été pigée) me terrifiait, bien que j’aie fait un voyage au Mexique avec ma famille il y a un an. C’est finalement cette même amie qui a récupéré ma place sur la liste d’attente. Ceci m’a fait un pincement au cœur, même si je m’étais dit que c’était fort possible que ça arrive.
Alors j’ai fini l’année scolaire, passé un superbe été, commencé la nouvelle année avec force, mais plus le temps avançait, plus la fameuse semaine de relâche approchait et plus j’avais des regrets de m’être désistée et je voulais y retourner. Je me disais : « Mais pourquoi j’ai fait ça ? Je l’avais, ma chance, et je l’ai laissée filer pour que ce soit finalement ma meilleure amie qui prenne ma place. » J’étais vraiment contente pour elle, elle le méritait, mais en même temps je m’en voulais d’avoir donné ma place.
La semaine de relâche était enfin arrivée et j’étais tout de même contente de ne pas avoir à angoisser comme mon amie le faisait à l’approche du départ, mais j’appréhendais tout de même son retour, car je savais que le regret reviendrait. Alors je me suis fait promettre de ne pas rater la prochaine occasion pour la relâche de l’année suivante.
Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, alors que les formulaires pour le voyage au Maroc de 2027 sont entre mes mains, mes doutes surgissent. Je suis tiraillée entre deux visions : soit celle d’affronter mes peurs et profiter de ma dernière année de secondaire pour voyager tant que je n’ai pas encore de responsabilités financières majeures, ou bien celle d’économiser pour mon futur (permis de conduire, cégep) et privilégier un voyage ultérieur avec des proches, d’autant plus que le coût de la vie augmente et que ce projet représente un investissement important.
Donc voilà ce qui me trotte dans la tête depuis quelques jours et j’espère pouvoir faire le bon choix et ne pas trop regretter par la suite.
Mélia



