Ce jour-là, j’ai dit oui,
mais je ne le pensais pas vraiment.
Je l’ai dit le souffle désorienté,
la gorge asséchée d’indignité.
Tu m’as touchée d’une main sale
comme celle qui vide une carcasse:
doucement d’abord,
puis jusqu’à ce qu’il ne reste
rien de son être, sauf l’intéressant.
J’ai senti mes hanches s’ouvrir
comme une plaie qui a mal guéri.
Et dans mes silences illicites,
tu creusais furieusement,
jusqu’à ce que je faisande juste assez pour t’appartenir.
Charlie



