Bonjour.
Ce n’est pas un vrai bonjour.
J’ai parlé mille fois de culture et de diversité culturelle. Avec des mots propres, des phrases réfléchies et des idées bien placées. Mais aujourd’hui, j’ai envie de venir avec une autre facette.
On connaît tous un oncle, pendant un souper de Noël, qui lance une phrase raciste entre deux bouchées. Une phrase dite « pour rire ». Une phrase qui fait rire certains et qui en fait taire d’autres.
Puis, presque aussitôt, il se rattrape :
« Non, mais moi, j’aime la diversité culturelle. »
Alors, c’est quoi, vraiment, la diversité?
Un mot qu’on répète sans toujours en comprendre la portée. Un mot qui fait partie de notre quotidien, sans qu’on ait nécessairement l’approche réelle qui vient avec.
Et je ne dis pas que moi, je connais la diversité.
Je ne dis pas que j’ai toutes les réponses.
Mais la question mérite d’être posée :
est-ce qu’on connaît vraiment la diversité,
ou est-ce qu’on connaît surtout le mot?
Est-ce qu’on l’accepte dans nos discours, mais qu’on a encore de la difficulté à l’accepter dans nos vies, comme on l’a acceptée dans nos mots?
Peut-être que la diversité commence là.
Dans le moment où on accepte de regarder plus loin que ce qui est visible.
Parce que, comme l’écrivait Émile Zola,
nous sommes comme des livres :
la plupart des gens ne voient que la couverture,
quelques-uns lisent l’introduction,
et une minorité seulement prend le temps d’en comprendre le contenu.
*inspiré d’Émile Zola
Merci pour votre lecture
Aya

