Ce serait dur non? Pourtant, c’est étonnement facile de le croire. Se promener avec ses
œillères, le monde semble tellement plus petit et le verre plus gros…
Voir peu à peu le verre approcher, grossir. C’est à ce moment que l’ennemi arrive: « Et si…
». Le verre a soudainement l’air plus dangereux, menaçant, angoissant, redoutable…
Pourtant, c’est toujours le même petit verre d’eau. Le « si » est mon ennemi, il empêche
d’avancer et d’essayer de nouvelles choses. Il vient narguer chaque pensée. Il me fâche, je
ne le veux pas, je veux qu’il parte et qu’il arrête. À cause de lui, je vois un simple verre d’eau
comme une menace. Et lorsque je finis par boire dedans, je m’y noie, à force de m’y être
convaincue que c’est ce qui m’arrivera.
Mais, j’ai compris que je ne dois pas laisser cette voix me contrôler. Certes, je peux prendre
en compte son opinion, mais pas au pied de la lettre. Souvent, c’est complètement insensé
ou exagéré. En fait, j’ai presque l’impression que ce fameux « et si » n’a qu’un seul but, me
paralyser, m’empêcher d’avancer, me noyer dans un verre d’eau …
Non, j’ai décidé que ce ne sera pas pour moi. Je veux vivre, avancer et m’envoler. On n’est
pas parfaites et on peut faire des erreurs, en réalité, on doit faire des erreurs pour apprendre
et pour grandir. Je ne me laisserai pas abattre par la peur. Je choisis d’espérer, de croire et de rêver.



