Je frotte jusqu’à brûler, mais ce ne sont pas mes mains qui effacent mon démaquillant,
ce sont mes larmes.
Elles coulent noires, chargées de nuits trop lourdes.
Elles enlèvent le mascara, sans jamais enlever la peine.
Le miroir me renvoie un visage trop fatigué pour continuer, des yeux rouges d’avoir trop retenu.
Même nue, sans couleur ni armure, je porte encore tout.
Mes larmes sèchent, mais la tristesse reste.
Mélo xoxo



