Quand on entre dans un hôpital, on se sent immédiatement touché par ce que traversent les gens qui y séjournent. Des personnes qui sont malades ou blessées, mais celles qui nous attristent le plus, ce sont celles qui doivent vivre avec une maladie chronique. Ces gens-là n’ont pas d’échappatoire. Ils vivent constamment, malgré eux, dans la douleur et la peur. Quand quelqu’un a une maladie physique, on s’en occupe, on comprend et on s’adapte.
Mais dès que ça touche la santé mentale, une maladie peut être totalement invisible.
La majorité des gens qui vivent avec des troubles de santé mentale le cachent. On a peur qu’on nous juge. On ne veut pas déranger ceux qui nous aiment. On pense que ce n’est pas aussi important qu’une maladie physique, mais au bout du compte, on souffre aussi. Ce n’est pas parce que ce n’est pas le corps qui déraille que ce n’est pas important. Ceux qui vivent dans le noir avec des difficultés mentales, on ne les voit pas aussi facilement, malheureusement. On n’est pas porté à les aider.
Toi, chère adolescente, est-ce que tu sais vraiment si ton amie ne souffre pas? Est-ce que tu es sûre que tes parents vont bien? La santé mentale n’est pas négligeable. Alors, informe-toi! Demande à ta meilleure amie si elle se sent vraiment bien. Discute avec tes proches de comment ils se sentent. Je t’assure que ça leur fera du bien. Et si c’est toi qui vis une période difficile mentalement, ne lâche pas. Tu es forte et tu mérites du bonheur. Tu n’es pas invisible. N’oublie pas que tout le monde a ses défis. Écoute, parle, comprends. C’est tout ce qu’on demande.
Mais surtout, souviens-toi que ce n’est pas parce que notre douleur est invisible qu’elle n’est pas présente.
Blanche-Frédérique



