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Penser tout bas

Marie-Soleil Turgeon

Écrit par : Marie-Soleil Turgeon

École : École secondaire Le Tremplin

Année scolaire : 2025-2026

Publié le : 12 janvier 2026

Ces gens n’ont plus de façons.
C’est ça, la modernisation ?
Leurs valorisations, leurs préjugés,
désapprouvés, adjugés, configurés…
Mais qui leur a demandé ?
Qui a voulu ?
Qui évolue ?
Qui a soutenu ?
Qui a défendu
ces pensées insensées,
ces façons arriérées
qui me donnent envie de crier,
qui me donnent envie de m’exprimer.

Si pire : des poignées d’amour.
Si mieux : une mentalité pognée
dans un vieil humour,
un humour loin de l’amour
et si loin de la bravoure.

Si importante, l’orientation :
c’est ta représentation,
cela fait de toi quelqu’un de différent.
Tu es perturbant et turbulent,
toi qui veux te sentir vivant.

Si inappropriés, des bouts de peau.
Si approprié d’ignorer
les façons dues aux garçons.
Ceux qui n’ont jamais compris la leçon,
nous devons la garder à leur façon.

Si dérangeantes, les couleurs.
Si distantes, les valeurs,
celles qui touchent nos cœurs,
celles qui nous rendent vainqueurs.

Des spectateurs à contrecœur
voient le malheur.
Les navigateurs cherchent le bonheur
et, le moment d’une heure,
la moindre chaleur.

Les animaux disparaissent
au fil des années,
à la pile des déchets
où ils sont oubliés.

Les statistiques de beauté
ne sont plus réalité.
Ils nous font complexer
jusqu’à nous en dégoûter,
en toute brutalité,
où rien n’est vérité.

L’argent fait le bonheur,
mais surtout cache le malheur,
car sans celui-ci,
tu finis vite sans abri,
finies les rêvasseries.

La nuit est sage,
elle nous soulage.
Aux vieux instants
où tout était beau moment,
où tout était question du présent,
où nous étions tous insouciants.

Les gens sont malades,
ils rêvent d’une dernière balade,
celle qui était auparavant banale
et qui semble maintenant géniale.

Mais maintenant, il est temps
de rejoindre les étoiles.

Un jeune rêve d’alcool
pour soulager sa pression.
Dans l’col, il rêve de décoller dans le ciel
où il sera consolé et non oublié,
où il ne sera guère superficiel.

Des gens auparavant vus
deviennent vite inconnus.
Ils se sont plu au début,
puis ils ne se regardent même plus dans la rue,
comme s’ils n’avaient jamais rien parcouru.

Moi, c’est ce que j’ai vu,
puis revu,
et cela m’a rendu émue.
M’a rendue moi,
moi qui pense tout cela,
moi qui pense tout bas.

Je vous laisse tout ça là.

Marie-Soleil

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