L’amitié, pour moi, c’est quelque chose de mystérieux, presque imprévisible. Dans ma vie, il y a eu des gens qui sont passés comme des ombres, qui sont restés juste un moment avant de disparaître vers d’autres horizons. Et même si je sais que c’était mieux comme ça, leur départ m’a fait de la peine. Ça me rendait fébrile, ça me brisait un peu parce que perdre quelqu’un que je considérais comme un ami, ce n’est jamais simple. Mais avec le temps, j’ai compris que ces gens sont partis pour une raison. Ils me pourrissaient la vie sans que je m’en rende compte.
Le pire, c’est que j’essayais de les mettre avant moi. Je me tordais, je changeais, je me diminuais juste pour être acceptée. Je pensais que si je faisais assez d’efforts, ils finiraient par me voir. Mais c’était une erreur. À force de vouloir plaire, je me perdais moi-même. Je devenais une version de moi qui existait juste pour les autres, jamais pour moi.
Et pourtant, au milieu de tout ça, il y a une amie qui est restée. Une seule, mais qui en vaut 10 000. Elle m’apprécie pour qui je suis vraiment, même quand moi-même je doute. Avec elle, je n’ai pas besoin de masque. On s’entraide, on se relève, on se comprend sans même parler. Elle m’a vue tomber, elle m’a aidée à me relever et, moi aussi, je suis là pour elle. C’est une amitié construite sur la loyauté, la confiance et un respect qui ne se gagne pas en deux jours.
Et si je devais résumer tout ça dans le texte même, ce serait clair : les amitiés qui partent font mal, mais elles partent pour une raison. Me mettre en dernier pour être acceptée, c’était une erreur. Les vrais amis m’aiment déjà comme je suis. Une seule vraie amie peut éclairer plus que mille personnes qui ne faisaient que passer.
Sara-Rose



