Après un long et exténuant mois de janvier, nous nous retrouvons déjà en février. Dans une trentaine de jours, le soleil commencera à se coucher vers 7:00 du soir, un soulagement pour plusieurs. Si vous êtes l’une de ces personnes et que l’hiver est particulièrement dur sur votre moral, il se peut que vous soyez l’un de ces nombreux Canadiens qui sont affectés par la dépression saisonnière.
En effet, 15% des Canadiens seraient atteints d’une forme légère de trouble dépressif à caractère saisonnier et 3% endureraient une forme plus grave de dépression. Le terme « dépression saisonnière » n’est pas reconnu par le DSM-5 (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) et on parle plutôt d’un trouble de l’humeur qui va et vient en fonction des saisons. Les premiers symptômes apparaissent fin automne et persiste jusqu’au printemps, ces derniers étant :
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Fatigue, manque d’énergie
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Humeur dépressive à la longueur de la journée
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Hypersomnie
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Isolement
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Trouble de concentration
Ces symptômes doivent être observables sur une période de plus de deux semaines pour qu’un diagnostic ait lieu. La plupart des symptômes d’une dépression standard s’appliquent à la dépression saisonnière. Ce trouble est causé par la diminution du temps d’ensoleillement que l’hiver apporte. L’obscurité hivernale amènerait aux personnes touchées une baisse de la production de sérotonine et une augmentation du taux de mélatonine avec un dérèglement de l’horloge interne. Le manque d’énergie rend les tâches routinières plus difficiles, ce qui amène de l’irritation et ainsi de suite.
Sur une note plus positive, il est absolument possible d’atténuer ces symptômes et vivre à fond la période hivernale. On recommande de prendre l’air un minimum d’une fois par jour, même lors des journées grises. La lumière à l’intérieur de notre demeure n’est pas aussi bénéfique que celle de l’extérieur et laisser entrer la lumière naturelle peut également aider. Se garder actif est de mise et essayer un nouveau sport d’hiver ne peut qu’être bénéfique. Il existe également la luminothérapie, soit de s’exposer à une lumière artificielle de façon régulière. La source de lumière doit être rayonnante d’au moins 2 000 lux, l’équivalent d’un matin ensoleillé. C’est une solution prisée et reconnue scientifiquement comme étant la meilleure pour soigner les troubles d’humeur saisonniers. Les effets secondaires sont plus rares comparativement aux antidépresseurs, rendant la luminothérapie une alternative intéressante.
À grande échelle, existe-t-il des solutions ? Le Parti québécois a déjà amené la possibilité de l’abolition du changement d’heure, affirmant qu’il n’amène rien de bon, surtout concernant le sommeil. Le Yukon et la Saskatchewan ont déjà aboli le changement d’heure et plusieurs autres provinces songent à le faire. Est-ce que le Québec sera la prochaine à prendre l’initiative ?
Amélie