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École secondaire Curé-Mercure

Réapprendre à s’ouvrir
Assumée

Réapprendre à s’ouvrir

La relation avec ma sœur n’était pas facile étant enfant. On a seulement 18 mois d’écart. Quand j’étais plus jeune, elle était toujours ma confidente et elle était ma meilleure amie. Quand je suis arrivée en première secondaire, j’ai arrêté de tout lui dire et je me suis refermée sur moi-même. Je gardais vraiment tout pour moi, je ne m’ouvrais plus comme avant et surtout, je n’arrivais pas à me reconnaître. Je n’étais vraiment plus la même personne avec son sourire qui était vrai et surtout, en qui elle avait confiance en n’importe qui. Le primaire m’a appris une chose : «Ne laisse personne faire ta vie pour toi» et je la garde proche de mon cœur. 

En sixième année, au début de l’année, j’ai tout perdu et, c’est là que j’ai réalisé que je n’étais pas moi-même et que je voulais juste plaire aux autres sans me plaire. J’avais juste ma sœur avec qui je pouvais être moi-même, mais quand je me confiais à elle, je ne sentais plus la même connexion. C’est donc là, que j’ai commencé à me refermer. J’ai fini par dire la vérité à ma sœur après presque deux ans. J’ai joué le tout pour le tout en prenant la seule chance de dire ce que j’avais sur le cœur et j’ai regretté énormément. 

La relation avec ma sœur s’est terminée à cet instant et je venais de lui faire énormément de peine. Je me sentais mal, très mal. Après presque deux ans maintenant, ma sœur et moi avons réappris à se faire confiance et à être à nouveau complices comme avant. Je n’aurais pas dû laisser personne nous séparer, mais on l’a fait et aujourd’hui, je sais qu’elle est là pour moi et même plus qu’avant. Au niveau des amies, je n’en ai pas tellement, mais ça ne me dérange pas vraiment, car moi, je sais ce que je vaux et j’ai ma sœur qui est là pour moi et qui me connait mieux que personne.

Annabelle


 

Annabelle Lauzon

Je m’appelle Annabelle, j’ai 17 ans et je termine mon secondaire cette année. L’année prochaine, je ne sais pas vraiment quoi faire, mais je me trouve jeune encore pour savoir, à 40 ans, ce qui va me passionner et me faire vibrer de joie le matin. Pour le moment, je vis le moment présent sans trop me stresser. L’écriture m’aide à voir plus clair dans ma tête et à affronter la montagne russe de la vie.

Annabelle Lauzon - École secondaire Curé-Mercure