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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Vivre pour écrire
Assumée

Vivre pour écrire

Un soir, j'ai reçu un texto qui disait entre autre que je n'avais pas ma place ici. Que j'avais le droit de vivre mais que, pour ça, il faudrait que je change et que je sois comme ce que les autres voudraient que je sois. Ce soir-là, je me suis accroupie dans mon lit et j'ai pleuré. J'aurais voulu en parler mais j'ai énormément pensé à ce texto. Je me suis dit que peut-être cette personne avait raison et que c'est moi qui avait tort. Tort d'être moi-même...

Je me suis remise en question et mes larmes n’ont fait qu'empirer.  Avec ce texto, je me suis dit que je n'avais plus ma place ici.  J'étais assise dans mon lit lorsque je l'ai reçu. J'étais seule, personne à qui en parler alors je me suis mise à écrire ce que je ressentais et puis, tranquillement pas vite, je me suis rendue compte que l'écriture ne me jugerait jamais. Quoi que j'écrive, quel que soit la quantité de larmes que je verserais, elle serait encore là. J'ai donc continué à écrire et j'ai fini par ne plus penser à ce texto.

Dans ma vie, j'ai eu énormément d'épreuves difficiles et personne avec qui en discuter. Mais, j'ai quand même réussi à passer au travers certaines difficultés et quelques phrases qui ne devraient jamais être prononcées par quelqu'un. Grâce à l'écriture, je suis encore là à vous écrire ce texte au lieu d'avoir écouté cette personne qui ne connait pas la douleur et les conséquences de ses mots.

Kym Paquette

Bonjour je m’appelle Kym Paquette, j’ai 16 ans. Je me décris comme une personne a fort caractère, je ne me laisse pas beaucoup marcher sur les pieds et je n’ai pas peur de parler de ce qui peut paraître tabou pour certaines personnes. J’aime faire rire les autres et les réconforter si ça ne va pas bien. J’ai commencé à écrire des poèmes depuis mon tout jeune âge, cela a toujours été une manière simple pour moi de m’exprimer lorsque je n’allais pas bien. Ma mère n’a pas beaucoup été présente pour moi et je n’avais personne pour me confier et honnêtement, je n’aime pas beaucoup me plaindre sur mon sort. Alors, j’aime mieux pleurer seule le soir que penser déranger quelqu’un. Je dois dire que oui, j’ai peur de parler de moi et seulement au « je », mais je pense que je pourrais aider certaines filles à se reconnaitre dans certains de mes textes.

Kym Paquette - École secondaire Curé-Mercure