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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Un monstre en moi
Découragée

Un monstre en moi

Depuis toute jeune, j’ai toujours eu l’impression que je n’étais pas cette « moi », du moins je n’étais pas celle que je voulais être. Et même, aujourd’hui, je ne sais toujours pas. J’ai souvent baissé les bras face à la vie parce que le moindre obstacle me semblait une montagne à escalader. Tout ce que je faisais, c’était de me construire un mur et m’apitoyer sur mon sort en pensant que je n’étais qu’une fille faible et sans ambition.

J’ai souvent eu de la misère à dire : « Maman, j’ai besoin de toi. » parce que je le sais qu’elle était là pour moi, mais je finissais juste par péter les plombs parce que je ne comprenais même pas moi-même ce que j’avais à l’intérieur de mon petit cœur. J’ai trop souvent fait des crises d’angoisse en pensant que j’étais bonne à rien, je me suis trop souvent fait mal sans savoir les conséquences qu’il y avait réellement. J’ai souvent voulu mourir, parce que je n’étais pas capable d’affronter ce monstre qu’il y avait en moi, non plus cette haine qui me traversait l’esprit.

Mais le pire dans tout ça, c’est que j’ai souvent menti aux gens qui m’aimaient le plus, qui voulaient m’aider, juste parce que je n’étais pas capable d’affronter ce mal. J’ai cru par bout que j’allais mieux, mais c’était une fausse impression. J’ai souvent fait de fausses promesses, que j’allais arrêter de me mettre en danger, parce que oui, avoir trop de peine parfois, ça nous mène à se mettre en danger peu importe la situation.

Ça m’arrivait de commencer à envoyer chier les gens parce que « je n’avais pas besoin d’eux » mais, au fond, mon coeur leur criait de rester à mes côtés. Des fois, c’était plus simple de pleurer, crier et faire la victime au lieu de voir mes fautes en face, mais je l’assume totalement parce que je vois aujourd’hui que j’avais besoin d’aide et que peut-être que j’en aurai toujours de besoin.

Ce qui me rendait pire dans tout ça, c’est les adultes qui croient que maintenant, dans notre société, à 16 ans on ne peut pas avoir « la vie dure ». Mais, s’ils savaient comment s’est rendu difficile de vivre ainsi. Maintenant, je suis capable de dire que c’est rendu trop difficile de demander de l’aide, car le jugement est extrêmement élevé. Parce que, oui, ça fout la chienne d’aller voir une psy. 

Lou

Marylou Prévost

Je m’appelle Marylou, j’ai 16 ans et je ne sais malheureusement pas ce que je veux faire plus tard. Mais, je sais une chose, je veux voyager et avoir une belle famille remplie d’amour et dieu sait que j’ai bien hâte. J’ai décidé de faire partie de « La deMOIs’aile » pour pouvoir partager des choses qui m’ont grugée beaucoup d’énergie durant toutes ces année, autant au primaire qu’au secondaire. 

Marylou Prévost - École secondaire Curé-Mercure