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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Assumée

Nous, les ados

En tant qu’adolescente, je suis confrontée à un nombre considérable de changements. Mon corps change constamment et mes pensées sont souvent surpeuplées. Parfois, ces dernières sont positives, d’autres fois, je suis poussée par une envie irrésistible de blâmer la société. Oui, car il m’arrive (trop?) souvent d’être en rogne contre cette soi-disant « Autorité supérieure » qui essaye de régner sur nos vies. Surtout sur celles des nouvelles générations, considérées comme influençables.

Car oui, nous, adolescents d’aujourd’hui, avons un véritable poids sur les épaules. On nous laisse un monde en piteux état en nous disant de faire avec, que ça va aller, ça ne sera peut-être pas tous les jours la fête, mais on va s’en sortir. On nous oblige à apprendre des choses dont on ne se servira probablement jamais, mais apparemment c’est important, pourtant on en comprend pas la moitié. On nous enferme dans des salles de classes pour nous faire asseoir sur des chaises inconfortables 8h par jour, car « les études c’est important », et après on nous dit que la vie est courte et qu’il faut en profiter. On vit dans un monde paradoxal. Comment profiter de la vie en voyant l’état de notre monde? Les dirigeants sont de plus en plus fous, des guerres éclatent un peu partout. On dit qu’on a pas assez d’argent pour apporter de quoi survivre à des pays dans le besoin, mais on dépense des millions de dollars pour essayer de trouver de l’eau sur une planète sur laquelle on ne vivra probablement jamais. On nous bloque dans un quotidien oppressant. On est des millions à avoir envie de crier nos peurs, nos doutes, nos envies. À vouloir se faire entendre par les « grandes personnes », les personnes pensant que nous sommes des incapables. Mais nous sommes loin d’être des incapables, nous sommes le futur, nous sommes les changements, mais avant tout, nous sommes des adolescents ayant besoin de liberté et de reconnaissance.

Nous, adolescents d’aujourd’hui, sommes coincés dans un monde trop grand et trop exigeant pour nous.

Mais brisons les stéréotypes et profitons de notre vie.

Soyons des adolescents, soyons des humains, soyons libres!

Amelie Debacker

Je m’appelle Amélie Debacker, j’ai 16 ans. Je suis née à Paris, en France. J’ai déménagé au Québec, à Mont-Tremblant, en 2016. Je suis passionnée par l’espace et je rêverais de m’y rendre, mais je n’ai malheureusement pas les compétences requises pour atteindre mon rêve. Cependant, je m’intéresse aux étoiles et je me renseigne beaucoup sur notre univers. Pour moi, écrire représente bien plus qu’une passion, c’est mon moyen de garder la tête hors de l’eau. L’écriture représente ma bouée de sauvetage. Ça me permet de me vider la tête lorsque j’ai l’impression de me noyer. Ça me donne un échappatoire face à ma dépression qui essaye de prendre le dessus sur ma vie.