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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Découragée

Beauté: la réalité vs la société

Se regarder dans le miroir et voir des centaines de milliers de défauts. C’est dur pas vrai? Moi, je trouve ça dur. Je trouve ça dur de ne pas pouvoir acheter cette si belle robe de ma couleur préférée seulement parce que je ne rentre pas dedans.  C’est dur de ne pas pouvoir mettre des chandails bedaines parce que je le sais que je vais avoir peur de m’asseoir en classe et que tout le monde voie mes bourrelets.  C’est dur de voir tous ces gars publier sur les réseaux sociaux des photos de filles qui, pour eux, sont «parfaites» avec des gros seins, des fesses bombées pis un ventre plat. Toi, est-ce que tu trouves ça dur? Parce que, moi, je trouve que c’est dur sur l’estime de soi. C’est la société qui a tout fait ça, elle a convaincu tout le monde que la beauté avait des critères spécifiques. Des critères comme des belles lèvres, une grosse poitrine mais pas trop, des fesses quand même assez bombées, tout ça pour que ça «fit» dans un maillot deux pièces et que ça soit beau à regarder.

 

La société a montré la fille ayant un corps parfait, ce qui veut dire que si tu as de la cellulite ou des vergetures, essaye d’éviter de te dévêtir parce que la société dit : «Non.»  La société a décidé que si tu ne respectais pas le poids minimal ou maximal t’es qualifiée d’anorexique ou d’obèse. La maudite société d’aujourd’hui a réussi à persuader chaque fille de se créer son image d’une fille sexy et parfaite et d’essayer de lui ressembler pour le restant de sa vie.  La société a fait en sorte que l’on perde toute confiance en soi et qu’on ait toujours à se remettre en question physiquement. Si on a des gros seins, on en veut de plus petits et vice versa, puis la roue continue de tourner comme ça encore et encore.

 

La société de merde a réussi à faire en sorte que vous, toi et même moi ne soyons pas capables de se regarder dans un miroir et nommer au moins deux choses que l’on aime sur soi-même.  Je ne suis même pas capable de manger ce que je veux sans finir par me morfondre en regardant le chiffre sur la balance. Oui, c’est dur et c’est la société qui a rendu chacune de ces journées un enfer.  Aujourd’hui, je ne peux pas m’empêcher de toujours voir quelque chose que quelqu’un a et que, moi, je n’ai pas.  La société est tout simplement merdique et sans aucun sens, parce que, même si la société essaie de nous faire penser le contraire, chaque fille est tellement belle à sa façon. Parce qu’après tout, chaque petit défaut sur mon corps fait partie de moi, fait partie de qui je suis. Pourquoi vouloir les enlever? Pourquoi ne pas simplement accepter que moi, c’est moi et que je ne suis pas comme ce que la société essaie de nous faire paraitre à travers les magazines et les réseaux sociaux? C’est tellement dur.

 

Oui, j’aimerais tant changer mon ventre pour qu’il soit plat une bonne fois pour toute. Pour qu’il soit «parfait» comme la société le dit si bien. Je sais, on voit toute la beauté d’une différente manière, pourtant, on le sait tous ce que reflète la société : ce n’est pas nous. Ce n’est pas ce que nous sommes. Ce n’est pas ce que je suis. Alors, un petit message pour toi, ma belle : «Je sais que tu penses que t’es pas magnifique ni parfaite, pourtant si tu savais à quel point tu l’es. Tu veux mettre un maillot deux pièces, un chandail bedaine ou même des shorts, mais tu as peur de te faire critiquer parce que tu as de la cellulite ou des vergetures? Go. Fonce. On s’en fout, tu es belle comme tu es. Porte ce que ce tu veux, agis comme tu veux. C’est ta vie, ne t’arrête pas aux stéréotypes et aux préjugés de la société. Montre-leur que t’es plus forte que ça. À partir d’aujourd’hui, aime-toi, aie confiance en toi et amuse-toi. Parce que, moi, à partir de maintenant, c’est ce que je compte faire.»

Amélie Hammond

Amélie Hammond

Salut! Je suis Amélie Hammond, j’ai 16 ans et je suis en 5e secondaire. Le théâtre (jouer des rôles) a toujours été un de mes moyens d’expression préféré parce que ça me permet de me mettre dans la peau de quelqu’un d’autre et d’essayer de comprendre comment il/elle se sent. J’ai toujours aimé écrire, mais depuis la rencontre pour « La deMOIs’aile», j’ai découvert que l’écriture pouvait servir à des fins plus personnelles.