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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Assumée

Passionnée sans passion

J’ai toujours cru savoir qui j’étais mais aujourd’hui je ne le sais plus. J’ai toujours cru être la jeune artiste prodige que mes proches voyaient en moi mais ces temps-ci je n’en suis plus aussi certaine. Je commence à constater que je n’aime peut-être plus autant l’art qu’avant…

L’art a toujours été ma passion, la seule chose qui m’ait jamais fait vibrer. Il a toujours fait partie de mon quotidien et il ne m’a jamais déçue. Lorsque je crée, je me sens presque possédée! Il n’y a pas de sentiment plus agréable pour moi. Une fois que j’ai commencé, je ne peux plus m’arrêter et je ne vois plus le temps passé.

Mon plus grand rêve, bien qu’il soit toujours resté enfoui en moi, est de devenir le prochain grand artiste de renommée. Cependant, je n’ai jamais osé y songer sérieusement car j’avais peur d’échouer… Pourtant aujourd’hui, alors que je repousse mes peurs et m’apprête à m’élancer à la poursuite de ce rêve, je sens ma passion m’abandonner peu à peu. Mais que devient un être passionné sans passion? Je me le demande bien!

J’ai perfectionné mon art toute ma vie dans l’attente de ce moment précis et alors qu’il pointe le bout de son nez, tout bascule… Maintenant, lorsque  j’entame une œuvre, le cœur n’y est plus… Quelques fois je sens cette étincelle, qui m’allumait auparavant, refaire surface et je me sens retomber en amour de mon art mais d’autres fois je regarde ma toile ou encore ma feuille et c’est le vide! Aucune inspiration! Ça ne m’était jamais arrivé, j’imagine que c’est ce qu’on appelle le syndrome de la page blanche… À tout le moins je l’espère car je ne peux imaginer ma vie sans passion, sans couleur ou sans imagination.

Mon but c’est de montrer ma vision du monde à travers mes œuvres et je refuse d’abandonner. Tant que cette étincelle continuera de briller, ne serait-ce qu’une seconde sur un million, je ne baisserai pas les bras. Ce ne sera pas facile mais je trouverai le moyen de retrouver l’inspiration, car c’est mon rêve après tout! Croyez- moi, je serai le prochain Salvator Dali. Ça peut sembler ambitieux ou narcissique, au choix, mais je crois, d’après mes expériences, qu’il ne faut jamais se contenter de ce qui nous parait accessible et qu’on ne sait jamais ce dont on est réellement capable.

«L’artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant, mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu’il n’a aucune envie de guérir.»

-Philippe Gluck

Croyez en vos rêves

Bisoux

Émy

Émy Rochon

Bonjour,
Je me nomme Emy Rochon, j’ai 16 ans et je suis en 5e secondaire. Je ne suis pas du tout douée pour me présenter. Honnêtement, ça doit faire une dizaine de fois que je recommence. :) Alors, je vais tenter d’y aller simplement. Je suis une fille timide, maladroite et lunatique. Pour moi, même si je ne le montre pas, parler aux autres est une véritable épreuve. Je bafouille, mon cœur bat la chamade et j’ai le goût de partir en courant. Je plaide coupable, je me crée un discours dans ma tête avant de parler à quelqu’un à voix haute… Eh oui, à ce point-là, haha. Mais bon, je m’améliore avec le temps. Pour moi écrire, c’est ma façon d’évacuer ce que je ressens et qu’il m’est si difficile d’exprimer. J’ai tellement d’idées, mais elles ne sortent que rarement de ma tête. J’ai envie de partager mes idées et montrer qui je suis réellement aux autres.