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La deMOIs'aile

École secondaire Curé-Mercure

Fermée

Une vie pour se reconstruire

Ça m’a pris énormément de temps à réaliser à quel point notre société est divisée. Il y a les intimidateurs et les antonymes.

Intimidateurs = menaçants, dangereux, agressifs, inquiétants.

Antonyme = rassurants, inoffensifs, paisibles, réconfortants.

Dans cet article j’ai envie d’être franche avec vous.  Je suis dans la catégorie des antonymes, qu’on peut aussi appeler les « victimes ». Je déteste utiliser ce mot parce que la définition de victime est : « sacrifier volontairement sa vie, son bonheur » ainsi que « celui qui subit un mal, un dommage ». C’est comme ça que je me sens depuis des années. Je sais très bien que je n’ai jamais été la meilleure, mais j’ai toujours donné mon 100%.  Je n’ai jamais été la plus parfaite, mais j’ai été parfaite à ma façon.

Après des années de dommage on se crée une carapace. Une personnalité que personne ne connaît. Les seules choses que les gens entendent de toi sont les rumeurs qui courent dans l’école, sur les réseaux sociaux etc. Dans mon cas, le monde connaît  juste la « Coralie qui n’a pas de dents ». On me voit encore comme ça, même si ça fait plus de deux ans que j’en ai.

On se fait tellement d’idées sur une personne par son physique. Je ne dis pas que je n’ai jamais jugé quelqu’un par son physique (parce qu’on l’a tous fait), mais je veux dire qu’on peut classer tellement plus facilement les « différents » dans une catégorie à part.

J’aimerais qu’on me considère pour ce que je suis à l’intérieur. Les gens ne remarquent pas la douceur et la gentillesse des « victimes ». Ils ne prennent pas le temps de penser… Personne ne sait si la fille que tu traites de « grosse » ne mange pas de la journée. Personne ne sait si le garçon qui traîne toujours seul dans les corridors vient de perdre son père.

On ne voit qu’une facette d’une personne et c’est son physique. « Il faut une seconde pour appeler une fille grosse et toute une vie pour qu’elle se reconstruise. -Harry styles ». Les « intimidateurs » ont le pouvoir de faire rire, ils se croient les plus « cool » en face de tout le monde. Ils se permettent de rabaisser qui ils veulent et je déteste le fait qu’ils se croient les Rois du monde.  «Pauvre est celui qui détruit les autres. La méchanceté n’a jamais rendu personne heureux ».

J’ai toujours été dans un groupe peu populaire, j’ai mes deux amies et mon copain. Je n’ai jamais voulu m’approcher de certaines personnes parce que j’ai toujours pensé que plusieurs ne m’aimaient pas. Et pourtant, je n’ai rien fait de mal. Je suis restée timide et je ne parle pas beaucoup.

Récemment j’ai entendu quelqu’un dire à mon sujet : « Je ne la connais pas beaucoup, mais je ne l’ai jamais détestée ». J’aimerais que les gens prennent le temps de connaître et de demander. Quelqu’un d’autre m’a dit : « Une chance que tu as tes dents parce que maintenant je peux rien dire ». Alors mon gars, maintenant que je n’ai plus « d’handicap physique », tu n’as plus rien pour me rabaisser, c’est bien ça?

J’aimerais leur faire vivre la même chose que nous, « les victimes ». Qu’ils se mettent à notre place. Pensez-vous qu’ils aimeraient ça?

Je vais vous rassurer en disant que maintenant la plupart de ces situations sont réglées. Le directeur s’en est occupé.

Si jamais vous avez des questions sur vos propres expériences svp n’ayez pas peur de dénoncer l’intimidation auprès des différentes ressources (à l’école ou à l’extérieur).

Ressources disponibles

Coralie

Coralie Preville

Je m’appelle Coralie Préville. Je suis une sportive dans l’âme depuis mon jeune âge. Je pratique le volley-ball depuis 5 ans et le ski depuis que j’ai 2 ans et demi. Je n’ai jamais été la meilleure dans tout, je donne toujours mon 100%. J’ai 17 ans et je suis en plein dans ma phase que nous appelons l’adolescence. Je suis une jeune fille prise au piège dans une société remplie de jugements, où j’ai des inquiétudes sur mes études, mais surtout sur moi-même. Je rêve d’étudier en technique juridique, mais j’ai toujours l’impression que mes notes sont trop basses. Je sais que l’écriture est une libération pour moi et j’aime beaucoup parler de mes émotions. J’espère vous faire découvrir mes complexes et vous aider à trouver un peu de réconfort.