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École secondaire Augustin-Norbert Morin

Projet de mémoire d’une étudiante de maîtrise en psychoéducation de l’UQO
L'amour propre
Image corporelle , Émotions

L'amour propre

Tout ce que je voyais, c’étaient des imperfections qui envahissaient chaque petite parcelle de mon corps au lieu de voir une belle jeune fille qui avait tout pour être heureuse.

 

On s’en demande toujours plus et on en veut toujours plus. Jamais rassasiée, la bête en nous dévore tout. La faim au ventre, on veut remplir les trous. Les vides. Des vides qu’on crée nous-mêmes pour se rassurer parce que, de nos jours, se critiquer, c’est rendu la normalité.

 

C’est facile de se forger une carapace, mais parfois, il ne faut pas plus d’une égratignure pour qu’elle brise et qu’elle laisse derrière quelqu’un de susceptible.

 

Je me suis tellement privée de pleins de choses parce que je croyais que c’était la meilleure chose à faire. Rester chez moi, à l’abri des regards. À l’abri des critiques, des jugements qui m’affectaient le moindrement. Je gobais tout ce qu’on me disait, tel un vrai enfant naïf. J’y ai mis ma touche personnelle et je me suis mise à y croire. Je me suis mise à croire mes propres mensonges.

 

Croyez-moi, on aime ça voir les choses pires qu’elles le sont. On le sait tous, la perfection est un idéal impossible. Personne n’est parfait, donc n’essayons pas de l’être et soyons nous. Nous sommes belles à notre manière, nous sommes bonnes et nous sommes capables de tout, ne l’oublions jamais. 

 

Kamille


 

Kamille Duplantie

Je m’appelle Kamille, j’ai 15 ans et je suis en 4e secondaire. Je suis en option danse et je pratique également la troupe de danse parascolaire. Mon autre passion est le chant. Dans la vie, j’aime lâcher mon fou. Rire, ça ne fait pas de mal à personne. Je ne vais pas vous le cacher, mon texte, je l’ai recommencé plus d’une fois me demandant pourquoi je faisais ça déjà? Je ne sais pas trop dans quoi je m’embarque à parler de mon opinion sur des sujets qui me touchent ou bien sur mon bagage personnel, mais, en même temps, pourquoi pas? Je me lance et je suis certaine que m’investir dans ce projet va faire grandir la jeune femme que je suis et, je l’espère, montrer à d’autres jeunes femmes, voire même jeunes hommes qui liraient mes textes, qu’on vit tous des choses pas faciles, mais on n’est jamais seul et il faut en parler. Nos insécurités peuvent nous faire sentir faible, mais c’est grâce à elles qu’on devient plus fort. 


 

Kamille Duplantie - École secondaire Augustin-Norbert Morin