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La deMOIs'aile

École secondaire Augustin-Norbert Morin

Projet de mémoire d’une étudiante de maîtrise en psychoéducation de l’UQO
Du tabou, un peu trop partout!
Assumée

Du tabou, un peu trop partout!

 

Définition du mot Tabou : -Un système d’interdictions religieuses appliquées à ce qui est considéré comme sacré ou impur. –Ce sur quoi on fait silence, par crainte, pudeur comme des abus sexuels.

Par crainte? Mais où allons-nous avec ce monde rempli de peur? La frayeur de penser ce que les autres pourraient penser de nous. Si seulement on pouvait vivre dans un monde sans jugements, avec paix et surtout, avec acceptation.

L’éducation est extrêmement importante et selon moi, c’est en parlant à vos enfants, de tout, que votre relation sera meilleure et qu’il n’aura pas de sujet tabou, mais il faut en parler d’une bonne façon, bien sûr. Car, c’est en utilisant l’ignorance que l’expérience deviendra dangereuse.

Les victimes d’agressions sexuelles, lorsqu’elles parlent de ce qu’elles ont vécu, les gens ne savent pas quoi répondre, car c’est tabou pour eux, ils ne comprennent pas et se mettent en mode « mute ». C’est dur de parler d’une situation qu’on à déjà vécue auparavant et que peu de personnes partagent la même opinion que le nôtre, mais en n’en parlant, vous allez tellement être fiers de vous, je vous le garantis! Si seulement ça pouvait être facile de porter plainte et de ne pas écouter le jugement des autres qui sont contre les victimes (parfois).

Je trouve qu’il manque de personnes sur cette terre avec un grand cœur, prêtes à écouter sans juger et sans seulement parler d’elles-mêmes.

L’orientation sexuelle est aussi un sujet tabou, mais pourquoi? Car nous nous préoccupons de ce que l’autre pense? Car, c’est différent, et ça nous ne convient pas? Avez-vous déjà vu deux filles s’embrasser à l’école? Oui, mais pour les gars, par exemple… je ne penserais pas. J’ai l’impression que le jugement des autres sur leurs orientations sexuelles affecte plus les garçons que les filles et c’est sûrement la raison pour laquelle leurs « coming outs » prennent autant de temps.  Et si on vivait pour notre bonheur en acceptant la personne que nous sommes et arrêtions de nous en faire avec ce qui est tabou? La vie serait plus belle non? Moi, je crois bien.

 

Il y a toujours une bonne façon d’aborder un sujet, toujours, et je crois que le terme tabou a été abordé en raison des sujets qui peuvent être interprétés d’une mauvaise manière.

 

Des jambes poilues, un sujet tabou, parler de sa fille qui est bisexuelle, sujet tabou; parler d’une agression sexuelle, tabou; parler de la virginité, tabou. Tout ce qui touche les âmes sensibles va être malaisé de parler de ces sujets-là, car ça les dérange.

 

Ce qui est tabou doit être dit en chuchotant, en s’en moquant ou dit avec un simple malaise silencieux. Mais pourquoi ignorer la réalité, pourquoi ignorer des situations qui arrivent dans la vraie vie? Pourquoi cacher notre tabou par peur?

Car, c’est en parlant de vraies choses que notre monde prendra de l’expansion dans les vraies situations qu’on surnomme la vie.

 

Moi, je crois que le tabou, on devrait s’en foutre!!  

Maïa  

Maïa Rousseau-Robert

Je m'appelle Maïa Robert, j'ai 16 ans et je suis en 5e secondaire. J'ai été une personne autonome dès mon très jeune âge. J'ai un fort caractère, une facilité pour la communication et j'aime aider les autres. Je suis déçue de la société dans laquelle nous vivons. J'ai confiance en moi, je n'ai pas peur du ridicule et je trouve que plusieurs autres filles devraient être ainsi. Si je pouvais les aider à avoir une estime en soi plus grande en leur montrant comment je vois cette situation, ça me ferait un plus grand bonheur. J'ai une grande maturité pour mon entourage et c'est un défi qui m'affronte souvent, socialement.

Maïa Rousseau-Robert - École secondaire Augustin-Norbert Morin